ABC

Mise à jour : 09.01.2014 (les B)




A






      Version audio en français des "A" 

  A comme ABSOLUTELY  : le deuxième album de Madness, sorti le 26 Septembre 1980 (N° 2 des ventes d'albums en UK, 46 semaines classé, disque de platine), réédité en version de luxe en 2010. 
Il contient des joyaux comme « Take It Or Leave It » ou bien encore « Close Escape » et «  Disappear » qui témoignent d’une originalité et d’une finesse d’écriture qui mèneront  plus tard à des morceaux de bravoure, comme Mr Speaker ou récemment The Liberty of Norton Folgate. 
Davantage de  couleurs  sur cet album, les maddies entament leur mue et troquent leurs ensembles noir et blanc pour des costumes bien plus riches.
Avec Absolutely,  Madness grandit et affirme davantage sa personnalité, son son. C’est ainsi que Bruno Blum, grand journaliste français, parlera de « deux  pas en avant » pour évoquer le chemin parcouru depuis One Step Beyond. Côté influences, Ian Dury  est plus présent que Prince Buster, jusque dans la pose sur la pochette.
Le mot « Absolutely » était très utilisé dans l’entourage de Madness à l’époque et c’est ainsi qu’il finira sur la pochette ! Si vous prenez le disque, dans la pochette intérieure, vous pourrez y voir l’histoire du groupe à l’époque à travers des photos.
Enfin, c’est un album dans lequel on se sert d’un extincteur et ça je vous laisse trouver sur quel morceau….
Paroles de Fans :
"Quelque part, cet album est souvent un peu "négligé" par beaucoup, entre le premier opus et "Seven" ou plus encore "The Rise and Fall". Eh bien, moi, je l'adore, cet album ! Et je continue à l'écouter souvent... Il contient un certain nombre de pépites, bien entendu les tubesques "Baggy Trousers" (un titre auquel je suis forcément sensible, moi qui bosse dans l’enseignement…), "Embarrassment" (la chanson qui m'a rendu "amoureux" de MADNESS !!), "The Return of the Los Palmas 7" (ce titre si optimiste avec une vidéo génialissime…) ou l'entêtant "Take it or leave it".
Mais les autres titres de l'album sont également excellents... que ce soit le fabuleux "Disappear", le dramatique "You said" (qu’est-ce que j’ai pu l’écouter après ma première rupture…) ou le très rock "Solid gone"... En fait, j'aurais envie de citer tous les morceaux tellement cet album est excellent ! Il donne la pêche toujours autant plus de trente ans après. Il n'a pas pris une ride... ABSOLUTELY : à découvrir et redécouvrir... absolument !!!!
Jean-François "Mad Jeff" PERES



A comme AFRICA : : L'un des plus beaux titres de l'album "The Liberty Of Norton Folgate !
 
                        
                          Clip du morceau Africa de Madness réalisé par SeventhHeaven82


A comme Afrodiziak : Afrodizaik est un collectif de choristes formé dans les années 80 par Caron Wheeler and Claudia Fontaine (2 autres choristes viendront ensuite leur prêter main forte : Lorenza Johnson et Naomi Thomson .Ce collectif fera les choeurs sur les albums de Madness "Keep Moving" (1984) et "Mad Not mad" (1985) et tournera avec les Maddies lors du "Mad Not Mad Tour" de 1985 / 1986. Afrodiziak participera au single Starvation* en 1985 et au clip de Madness "Sweetest Girl" en janvier 1986.
 
Outre Madness, Afrodiziak a travaillé avec Elvis Costello, Heaven 17, Howard Jones, Soul II Soul, Neneh Cherry etc...
 
*Starvation" :

Disque enregistré au profit d'associations de lutte contre la famine en Ethiopie et au Soudan (Oxfam, Médecins sans Frontières)
Face A : reprise du titre Starvation des Pioneers avec des membres de UB40, Madness, Specials, General Public, The Pioneers et Dick Cuthel, Annie Whitehead, Afrodiziak, Gasper Lawal.
Face B : Tam Tam pour L'Ethiopie avec Manu Dibango, Salif Keita, Mory Lante, Ray Lema etc...
 
Madness "Sweetest Girl"

Starvation



A comme pour AGE Contrairement à ce qui est souvent dit, Madness n’a pas d’âge, tout simplement parce que la gaieté n’en a pas.


A comme pour AIRPLANE. Un des morceaux favoris du collectif édité en premier sous le nom de "Never Ask Twice". Une face B, celle du maxi de « Shut up », issue de la période « 7 » est  magnifique dans ses arrangements, Franchement, ce texte satirique sur un grand voyageur qui se la joue et qui comprend rien au réél sens de ses voyages est du grand art ! Un must ! Ecoutez les arrangements !


 

A comme AIR STUDIOS  :Dans les années 60, George Martin, fameux producteur des Beatles fonde AIR :  Associated Independant Recording, Studio de Londres (NW3) où Madness a enregistré l'album "The Rise and Fall" en 1982. (réédité en version de luxe en 2010). La plupart des grands artistes internationaux ont enregistré dans ce studio.


A comme Alain Maneval /CC "Les Mécanos du sexe" :
Alain Maneval est un homme de radio et de télévision depuis le début des années 80; Il a été animateur sur TF1, Directeur d'Arte et a réalisé des émissions sur Europe 1. En 1983, il est le seul animateur français à défendre corps et âme le titre "Our House" de Madness dans son émission sur Europe 1, il diffusait la version maxi et criait "N°1", "ce morceau doit être numéro 1 des hits parades en France" !! Amoureux du titre, il sortira avec sa co-animatrice CC un 45 tours reprenant (en version libre au niveau des textes - rien à voir avec les lyrics de Madness -) "Our House" en version française sous le nom des "Mécanos du sexe". Ce n'est pas une réussite mais bon...
 





A comme ALAN WINSTANLEY
 Alan Winstanley est un producteur anglais né le 2 novembre 1952. Il travaille habituellment avec un autre producteur, Clive Langer. Il commence sa carrière à la fin des années 70. Ses premières productions : "One Step Beyond" de Madness (réédité en version de luxe en 2010) et "The Raven" des Stranglers. Outre avoir produit tous les albums de Madness (sauf "The Dangermen Sessions" et "The Madness"), il a aussi travaillé à la réalisation de disques de Elvis Costello, Morrissey, A-ha, Teardrop Explodes, Dexy's Midnight Runners etc...

(voir aussi P comme Producteurs)


A comme Alcohol : Titre composé par Suggs pour son premier album solo "The Lone Ranger" (Warner, 1995). Rebaptisé "No More Alcohol" avec différents remixes en 1996, ce titre paraîtra en single et se classera n°24 des hits de ventes en Grande Bretagne.
 
 
Plusieurs versions de ce single seront mises en vente : CD1 avec "No More Alcohol" / "Fortune Fish" / "No More Alcohol" (Rapinos Dance Mix). CD 2 : "No More Alcohol" / "Cecilia" / "100% Proof Mix" / "Karaoke Mix"  


A comme  Alligator with a Stanley Knife : Titre inédit de Madness composé en 1986 par Chas Smash. A notre connaissance ce morceau n'a jamais été édité dans le commerce . Il a été joué sur scène en 1986,lors du Red Wedge Tour. 

 
 
A comme pour ALL I KNEW :
Une autre face B, celle de Yesterday’s Men, un titre qui ne mérite de figurer en face B, c’est pour ça que nous l’avons placé.... dans les A….rien que pour vous, une minute de All I knew, une minute de « I'll remember you forever till the day I’m dead…"


 
A comme AMBER JOLENE : Jeune chanteuse anglaise ayant débuté sa carrière en 2003 avec son premier single "Tell Her" (soundslikesoul label).  Cette artiste est très impilqué dans le milieu de la Dance Music et des DJ. En 2008, Madness l'a remarqué et l'invite à enregistrer les choeurs et un duo avec Suggs ("On The Town") pour l'album "The Liberty Of Norton Folgate". 
Cette version enregistrée avec le groupe est disponible en téléchargement légal et non sur la version finale de ce disque puisque c'est l'ex-Bodysnatchers / Specials R. Dakar qui prête sa voix à "On The Town" sur la version physique de TLONF. 
Amber Jolene montera aussi sur scène afin de chanter "On The Town" lors des concerts de présentation de "The Liberty Of Norton Folgate" durant l'été 2008 à l'Hackney Empire de Londres.
 
 

A comme AMITIE : Le groupe a toujours dit dans ses interviews qu'il est un gang dont l'amitié est profonde et que c'est raison pour laquelle, 30 ans après et malgrè quelques engueulades plus où moins importantes, il est toujours là. l'amitié avec un grand A est toujours la dernière à parler !


A comme Andrew Chalk : Ami d'enfance de Suggs et de John Hasler. C'est Andrew Chalk qui accompage Suggs à une répétition du groupe (The Invaders) qui deviendra ensuite Madness...  "Chalky" de son surnom sera l'un des roadies de Madness avec son pote Ian Tokins (le fameux duo Chalky and Toks sur la pochette intérieure de "One Step Beyond". Chalky and Toks feront partie du film  racontant les débuts de Madness "Take It Or Leave It". Chalky montera régulièrement sur scène avec le groupe en 1979 afin de danser sur "Swan Lake" avec Chas Smash et participera au clip de "One Step Beyond".


A comme Angel : Angel, c'est un petit bout du Nord de Londres, à Islington précisément. Connu pour son auberge qui est mentionné dans Oliver Twist de Charles Dickens, c'est là que se situe The Mall, un marché couvert d'antiquités. C'est à l'extérieur de ce bâtiment que Madness tournera la fin du clip "Cardiac Arrest". Dermot James s'en souvient encore quand, gamin, en rentrant de l'école, il passa juste à côté.

A comme ANGLO HANNAH MANAGEMENT : Depuis la moitié des années 2000, Anglo Hanna Management fait une très gros travail autour de Madness. Garry, Jamie et Katy sont de véritables professionnels qui s'occupent de promouvoir les 7 de Camden du mieux possible et ça paie : The Liberty Of Norton Folgate et la compilation Total Madness se sont vendus à plus de 100 000 exemplaires chacun en GB. Katy a même été nominée pour l'Independant Artist Marketing of the Year pour son travail sur le groupe.
 
 

A comme ANIMAL : : Titre du CD 4 titres collector de Suggs "I'm Only Sleeping" produit par Mike Barson et Suggs.
 
En 1995, Suggs, chanteur du groupe Madness édité son premier album solo, "The Lone Ranger" (Warner). Le premier single extrait de cet album est une reprise des Beatles "I'm Only Sleeping" et se classera N°7 dans les hits de ventes en Grande Bretagne
 
1 CD single simple (avec "I'm Only Sleeping" / "Off On Holiday" / "Off On Holiday Intrumental) et un CD maxi collector comprenant 4 titres ("I'm Only Sleeping" / "Off On Holiday" / "Animal" / "When You Came") plus 3 photos seront mis en vente dans les bacs.
 
Suggs From Madness:Animal, Final Frame Ch 4 1990.
 


A comme ANIMAL FARM Face B de "Driving In My Car. Animal Farm est une version remix délirante avec bruitage d'animaux du fabuleux titre "Tomorrow's Dream" de l'album "Seven"(réédité en version de luxe en 2010) dans lequel Suggs et sa bande luttent pour la cause animale...

 

A comme ANTON CORBIJN : Anton Corbijn (né le 20 mai 1955, à Strijen, en Hollande) est un photographe et réalisateur néerlandais.


Il commence sa carrière au mensuel musical Oor en 1977 avant de s'installer à Londres où il entre dans le magazine New Musical Express. Ses clichés noir et blanc fortement contrastés le font connaître et de nombreuses stars passent devant son objectif (David Bowie, Joy Division, U2, Miles Davis, Clint Eastwood, etc.).
Anton Corbijn fera de très nombreuses photos de Madness durant les années 80. Il réalisra aussi la photo (très inspirée Beatles) de la pochette de l'album "Mad Not Mad" (réédité en version de luxe en 2010) et du single "Yesterday's Men" en 1985

Il collabore fréquemment avec Depeche Mode (depuis 1986), groupe pour lequel il réalise clips et pochettes à de nombreuses reprises ainsi que les installations scéniques de leurs concerts.
Le DVD The Work of Director Anton Corbijn groupe ses principales réalisations (Nirvana, The Killers, Nick Cave and the Bad Seeds, Depeche Mode, Joy Division, etc.).

Il réalise Control en 2007, un long-métrage sur la vie de Ian Curtis, long-métrage présenté à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2007



 
A comme ARE YOU COMING WITH ME ? Ce n'est pas une question personnelle, mais le titre d'un des plus beaux morceaux de l'album "The Rise And Fall" paru en 1982 (réédité en version de luxe en 2010).
 

 
A comme Apeman: Tube des Kinks de 1970 écrit par Ray Davis et extrait de l'album "Lola versus Powerman and the Moneygoround, Part One".

 
 
En 1986, Lee Thompson, saxophoniste mais aussi chanteurs de plusieurs morceaux de Madness monte un groupe (The Argonauts) le temps d'un 45 tours vendu par le biais du fan-club de Madness et dont les fonds sont reversés à Greenpeace. On trouve sur ce 45 tours les reprises de "Apeman" des Kinks et "Under My Thumb" des Rolling Stones.

 


 
A comme pour ARLINGTON HOUSE  !  La grande majorité des chansons de Madness ont un lien évident avec Londres. Grâce aux nutty boys,  les quartiers nord de la ville  et en particulier Camden Town ont trouvé leur place sur la carte mondiale de la pop, comme on dit ! Située dans, Arlington House est un foyer d’accueil pour hommes en très grand nécessité. C’est dans One Better Day, extrait de l'album "Keep Moving" de 1984 (réédité en version de luxe en 2010), subtile chanson sur les sans-abri que Madness évoque ce lieu.


A comme ARTHUR OR THE DECLINE AND FALL OF THE BRITISH EMPIRE. Album de 1969 des Kinks qui influencera beaucoup Madness dans son concept album "The Rise and Fall" de 1982 (réédité en version de luxe en 2010). ( voir aussi rubrique V)

 
Arthur (or the Decline and Fall of the British Empire) est paru en octobre 1969. Dans la discographie des Kinks, il se positionne entre Village Green Preservation Society (novembre 1968) et Lola versus Powerman and The Moneygoround (novembre 1970). Il s'agit d'un opéra-rock, commandé par la télévision anglaise, qui raconte une journée de la vie d'un homme ordinaire.

L'histoire en quelques mots...

Arthur Morgan est un retraité. Ancien poseur de moquette, il a épousé Rose qui lui a donné deux fils : Eddie et Derek. L'histoire est-elle un perpétuel recommencement ? En tout cas, Eddie s'est fait tuer pendant la guerre de Corée tout comme un autre Eddie, le frère d'Arthur, s'était fait tuer quarante ans plus tôt pendant la bataille de la Somme. Le couple Arthur/Rose possède une maison dans la banlieue de Londres, une automobile et est en train d'acheter un téléviseur à crédit.
Mais Derek, qui a épousé Liz, ne supporte plus la vie en Angleterre. Il veut aller tenter sa chance en Australie, un pays neuf où tout est encore possible. Arthur raconte donc la dernière journée de Derek en Angleterre et les souvenirs de toute une vie qui resurgissent au fil des scènes
 
 
Extrait de Arthur : "Yes Sir, No Sir"

Extrait de Arthur : "Drivin'"


A comme ARTISTS AGAINST APARTHEID (AAA)...voir rubrique C comme Causes.



Cliquez sur l'image


A comme A TOWN WITH NO NAME:
superbe face B de "Shut Up". Morceau instrumental où Chris nous dévoile une guitare très Shadows dans un opus qui aurait pu être le générique d'un bon Western !!
 
 

 
A comme AUSTRALIE : En 1986, Madness entame une grande tournée en Australie. "Pourquoi diable sommes-nous partis tourner six semaines en Australie alors que tout allait mal dans le groupe et que nous ne vendions de toute façon aucun disque là-bas ? 6 semaines entassés dans un bus, c'est là que nous avons craqué." (Suggs dans les Les Inrocks, 1992). Le groupe se séparera quelques semaines plus tard.
 
 




                                     
 

B




 
AUDIO PREMIERE PARTIE DES B
 
AUDIO DEUXIEME PARTIE DES B
 
AUDIO TROISIEME PARTIE DES B

 comme pour Badge : Accessoire essentiel du fan de Madness. Généralement rond (mais pas toujours), d’un diamètre de 25 mm , s’accrochant à la veste au moyen d’une petite épingle, le badge a connu une première heure de gloire dans les années 70/80, mais est toujours en vogue aujourd’hui où il est plus facile d’en créer soi-même!
Chez Madness (et les fans), c’est un signe de reconnaissance (presqu’obligé) à un tel point que le groupe lui-même en fait faire pour les membres du fan club officiel dans les années 80 et pour les collectionneurs dans le coffret de luxe de « The Liberty of Norton Folgate » en 2009.
Au fil du temps,  le fan de Madness a eu la possibilité de se faire une collection extraordinaire de badges du groupe, entre le rare, artisanal, vieux et tâché  de 1979 et l’ensemble de 7 déclinant le nom du groupe ou le visage des membres…
Au Madnessedaire, on en porte encore régulièrement. 

En voici quelques exemples personnels :
                                            (Quoi ? Il y a un intrus ?)

LA PLUPART DE CES BADGES SONT DISPONIBLES SUR LE SITE RETRO-MADNESS



  Comme Bad Manners / Buster's Allstars / Brian "Chew-it" Tuitt
Attention, ceci n'est pas une biographie complète de Bad Manners, nous allons parler ici uniquement des rapports entre Bad Manners et Madness...

Bad Manners est un groupe anglais originaire de Londres formé en 1976 par Douglas Trendle alias Buster Bloovessel, chanteur charismatique de cette formation influencée par le Ska jamaïcain et le Rhythm and Blues façon Louis Jordan. La première formation de Bad Manners composée de 9 à 10 membres est la plus "mixte" de tous les groupes qui ont explosé lors de la vague 2-Tone de 1979 à 1981 puisque l'on comptait dans ses membres jusqu'en 1985 des anglais du nord, des juifs, des blacks originaires des Antilles ou d'Afrique et deux handicapés mentaux. Bad Manners a édité son premier album en 1980 et est arrivé sur la scène Ska 2-Tone un peu après The Specials, Madness, The Selecter et The English Beat.
Buster Bloodvessel :"Cela a été très dur de nous imposer. Lee Thompson, saxophoniste de Madness nous a beaucoup aidés à nos débuts, c'est pour cette raison qu'il est remercié sur notre premier album de 1980 "Ska and B". Nous avons eu la chance d'être l'un des premiers groupes à faire les premières parties de Madness alors que le groupe avait déjà une belle notoriété dans les hits anglais. Le premier soir, nous nous sommes fait virer de scène par le public au bout de 2 morceaux . Le lendemain nous avons pu jouer 4 morceaux et enfin le troisième soir, nous avons pu faire notre concert en entier sous les applaudissements du public(...)Nous ne voulions pas signer sur un label dédié au Ska comme 2-Tone, on trouve Bad Manners sur 2-Tone uniquement sur le film et la bande originale de "Dance Craze". Nous avons choisi de signer sur un label multi-genres : Magnet Records et nous avons rencontré le succès dans les hits anglais de 1980 à 1984"
Interview de Buster Bloovessel réalisée par JP Boutellier en 1988 pour Skanews.
Il est vrai que la première formation de Bad Manners a eu beaucoup de succès en Grande Bretagne de 1980 à 1984 avec 12 singles, 4 albums et 1 compilation classés dans les hits des ventes. A part "Ska and B" de 1980 qui était composé de morceaux originaux et de reprises, leur album de référence est "Gosh It's" paru en 1981, le disque de la maturité beaucoup plus Pop qui a beaucoup été comparé au style Madness par la presse anglaise.


Premier album de Bad Manners

Lee Thompson remercié sur le premier album de Bad Mannerz
Automne 1986, Madness décide de se séparer et sort son single "d'adieu", "Waiting For The Ghost Train". Brian "Chewitt" (ou Chew-it) Tuitt, batteur de Bad Manners est crédité sur la pochette du disque.


1987, alors que la formation de Bad Manners change, Buster Bloodvessel achète le droit de pouvoir utiliser le nom et le logo "Blue Beat"(voir Madnessedaire, B comme Blue Beat) (mais pas le droit d'exploiter et de rééditer le catalogue de ce fameux label des années 60).


Il sortira sur ce label des albums de Bad Manners, Napoleon Solo et Buster's Allstars (un groupe formé par des membres de Bad Manners plus quelques amis, rien à avoir Prince Buster's Allstars des années 60).
 


En 1990, les Buster's Allstars sortent un 45 tours intitulé "The Sounds of Skaaaa" qui est un medley de la plupart des tubes 2-tone composé par des versions originales et des reprises.... ("One Step Beyond", "On My Radio", "Night Boat To Cairo" etc... Un album suivra (édité en CD en 1997 sur le label Summit et réédité sur Platinium en 2003) intitulé "The Sound Of Ska". On y trouve outre des membres de Bad Manners, Pauline Black (The Selecter) et Rankin' Roger (The Beat). le principe est simple, faire un album en jouant des tubes de l'époque 2-tone. Bad Manners y reprend les titres de Madness suivants : "Night Boat To Cairo", "Baggy Trousers" et "One Step Beyond" (titre composé à l'origine par Prince Buster, voir Madnessedaire dans les P).

Label Summit, CD 1997

Label Platinium, CD 2003
Toujours en 1990, Bad Manners sort pour le label allemand Pork Pie l'album "Fat Sound" où le groupe reprend "Lola" des Kinks" (réédité sur plusieurs compilations du groupe) et "Papa's Got a Brand new Pig Pag" (du groupe Pig Pag, deux titres que Madness reprendront aussi plus tard.

 




 comme pour Baggy Trousers, voici de nouveau, Stephen, un de nos membres… (voir audio). C’est le premier 45 qu’il a acheté, bon choix Stephen ! Bon, moi, ça doit être le premier 45 T que j’ai emprunté à vie à mon grand-frère, mais bon ça c’est une autre histoire.  Réponse à une question posée dans les A, Baggy Trousers, c’est dans cette chanson que Woody utilise un extincteur pour démarrer le morceau (voir audio). C’est surtout un portrait clairvoyant sur l’école ;  en peu de mots, tout est dit : le bordel, le bruit, l’émancipation par rapport aux règles, les jours heureux….et encore aujourd’hui, ça reste un portrait assez fidèle de la jeunesse passée à l’école.
Il y a quelques années, Suggs est revenu dans l’école de son enfance pour écrire une chanson avec une classe de jeunes londoniens.
Baggy Trousers est le premier 45 tours extrait du deuxième album de Madness "Absolutely". 
Le single est paru le 5 novembre 1980 mais ce titre a commencé à être joué sur scène par les 7 de Camden Town en avril 1980. Le titre se classera N°3 des hits de ventes en Grande Bretagne (disque d'or) et restera classé 20 semaines (623 000 exemplaires vendus en GB).
Le titre est crédité sur le disque Barson / Foreman / Mc Pherson. Une erreur puisque Mike Barson n'a pas participé à la composition de ce morceau.
Le clip fabuleux où l'on voit Lee Thompson voler dans les airs avec son saxophone a été tourné dans le parc et une école de Kentish Town.
Baggy Trousers fera partie de la bande originale du film Mean Machine en 2001 et sera utilisé par la marque Colgate pour ses publicités TV de dentifrice.  
En 2008, Suggs est revenu dans l’école de son enfance pour donner des conseils à une classe de jeunes londoniens dans l'art d'écrire une chanson, ce qui permettra à ces jeunes et Suggs d'écrire une chanson ensemble.

 
Clip de Baggy Trousers

 
Publicité Colgate






 comme pour B&BBed and Breakfast man ? Non non non (voir audio) : il s’agit de Barson et Bedders, le B and B du groupe. (voir audio)
Mark Bedford alias Bedders est le plus jeune membre du groupe. Bassiste, joueur de ukulele à ses heures perdues, il est à l’origine de morceaux comme « Mummy’s  Boy »,  participe à « Deceives the Eye » ou «  « Disappear », « Maybe in another Life » et d’autres encore …
  

Si Bedders n’est pas le songwriter le plus prolifique de la bande,  son style est reconnaissable, c’est un musicien d’une très grande finesse et ceci dès le début, il faut réécouter « Tomorrow’s Dream » de l’album 7 (voir audio) ou bien encore ce titre instrumental malheureusement non terminé (voir audio) pour être persuadé de la qualité de ses lignes de basse.


Et enfin, Bedders, c’est une collection de  couvre-chefs et d’écharpes très élégants, marque indiscutable du style « madnessien ».

      Au contraire, Mike Barson alias Monsieur Barso  est lui très prolifique. Auteur d’une liste de morceaux haute comme sa taille, membre fondateur du groupe en 76,  adepte de l’accord mineur (C mineur ou B mineur), Mike Barson est le maître des claviers.


Il est considéré comme le leader de Madness, le songwriter le plus accompli, le plus perfectionniste et surtout…. le plus travailleur du groupe. Régulièrement dans ses interviews, il insiste sur cette valeur du travail ! (voir audio)




 comme pour Barclay Barclay est un label indépendant français fondé par Eddy et Nicole Barclay en 1954. Eddy Barclay  avait entendu parler par un ami de la création aux Etats-Unis des 45 tours et du 33 tours vinyles qui succédaient au dépassé 78 tours. 
Barclay deviendra le plus gros label français puisque la grande majorité des artistes francophones signeront sur cette prestigieuse firme : Dalida, Daniel Balavoine, Charles Aznavour, Bernard Lavilliers, Mireille Mathieu, Esther Galil, Nicoletta, Pierpoljak, Les Chaussettes Noires, Eddy Mitchell, Vince Taylor, Hugues Aufray, Henri Salvador, Jacques Brel, Danielle Licari, Nicole Rieu, Noir Désir, Michel Delpech, Jean Ferrat, Daniel Guichard, Léo Ferré, Serge Sala, Patrick Juvet Diane Dufresne, Jean-Pierre Ferland, Claude Léveillée, Claude Dubois, Renée Claude, Stéphane Venne, Isabelle Pierre, Paul Baillargeon, Robert Charlebois et Béatrice Martin (qui deviendra plus tard Coeur de pirate).

Eddy Barclay, 1921 - 2005

Outre ses propres productions, Barclay s'occupera de la distribution de catalogues étrangers dans tous les styles de musiques (dont le Jazz, Eddy Barclay en était un grand fan).
A la fin des années 70, Barclay s'occupe en France du catalogue Stiff, l'un des plus gros label indépendant Punk / Rock / New Wave anglais (Voir Madnessédaire lettre S).
Les responsables de la promo de chez Barclay s'occuperont très bien du catalogue Stiff en France et il était fréquent de voir des articles sur les artistes Stiff dans les magazines spécialisés et surtout de les entendre à la radio (Ian Dury, Jona Lewie, Lene Lovich, Elvis Costello etc...).
Le plus gros "coup" de Barclay pour Stiff fut le single et l'album "One Step Beyond" de Madness. Le single passera en boucle sur les ondes de toutes les radios de l'époque en 1980, de Europe 1 à RTL en passant par Radio 7 et France Inter et sera vite n°1 de tous les hits parades (7 mars 1980). (les radios libres ne l'étaient pas encore à cette époque). On notera aussi de nombreux passges Tv de Madness en France, de chez Guy Lux (le maître des émissions de variétés de l'époque) à Chorus, émission Rock d'Antoine de Caunes.
 
Madness "One Step Beyond", 26 mars 1980, Tv Française, émission de Guy Lux
Le single "One Step Beyond" devient le 45 tours le plus vendu en France durant toute l'année 1980 avec plus de 720 000 copies (double disque d'or), l'album de son côté sera disque d'or avec plus de 600 000 ventes. (plus de détails sur "One Step Beyond" dans le Madnessédaire, lettre O). "Night Boat To Cairo" (avec "Swan Lake" en face B) s'est vendu à 315 000 exemplaires en France (voir Madnessédaire dans les N) et "Baggy Trousers" se classera dans le Top 20 français.
Barclay s'occupera de la promo des albums "One Step Beyond" et "Absolutely", Stiff passant ensuite un contrat en France avec le label Vogue. Barclay sera racheté par Polygram puis par Universal au début des années 80.
 
Madness "Embarrassment" émission de Thierry Le Luron, Tv française 1980.
Grâce à Barclay et aux magazines spécialisés de l'époque (voir Bruno Blum, Madnessédaire dans les B), Madness fera de nombreux concerts en France en 1980 grâce à sa très grande popularité.

Edition cassette, pressage français (Barclay 4-940822)
Discographie de Madness éditée chez Barclay :
- 45 tours "One Step Beyond" / Mistake (Barclay 640 177). Sous la même référence est parue une version en vinyle orange en Belgique.
- Maxi 45 tours "One Step Beyond / Mistake / Nutty Theme" (Barclay 740 522). A l'inverse de sa version anglaise, la face A renferme une seule version de "One Step Beyond".
- 45 tours "My Girl / Stepping In to Line" (Barclay 640 183), sous la même référence est parue une version en vinyle orange en Belgique.
- 45 tours "Night Boat To Cairo / Swan Lake (Barclay 640 192)
- EP 17 cm, 33 tours "Work Rest and Play" - Night Boat To Cairo /  Deceives The Eye / The Young And The Old / Don't Quote Me On That (Barclay 640 194)
- 33 tours "One Step Beyond" (Barclay 940 822)
- Cassette album "One Step Beyond" (Barclay 4-940 822)
- 45 Tours "Baggy Trousers / The Business" (Barclay 640 203)
- 45 tours "Embarrassment / Crying Shame" (Barclay 640 209)
- 33 tours et cassette album "Absolutely" (Barclay 940 836 et 940 036). 


Face A du Maxi "One Step Beyond" français. On annonce la durée de 4.30 minutes, mais la deuxième partie du mixe n'est pas présente !







 comme pour Bazooka JoeA 17/18 ans, en  1970, John Ellis, du nord de Londres, guitariste fonde un groupe orienté rock and roll avec un pote Danny Kleinman.  Rien d’anormal jusqu’ici. Ce groupe se nomme Bazooka Joe (and the Lillets). Moins classique… Alors pourquoi l’évoquer ici ? Parce que dans la famille de Mike Barson,  je demande le frère Dan . Pendant un temps, Dan Barson va évoluer en tant que chanteur de Bazooka Joe. On ne peut parler de ce groupe sans évoquer aussi  certains membres comme  Stuart Goddard à la basse,  Arabella Weir aux secondes voix…et un certain Willy Wurlitzer à l’orgue.


L’heure de gloire  du groupe se situe autour de 1974/ 1975 quand il tourne, surtout au nord de Londres et… quand en novembre 1975 les Sex Pistols font leur première partie.  A la postérité, Bazooka Joe laissera un  morceau "Rocking in A Flat" écrit par W.Wurlitzer (dont le riff principal est, semble-t-il inspiré par  Beatnick Fly de Johnny and The Hurricanes, groupe instrumental US des années 60). 

Malheureusement le groupe se sépare en 1977. C’est donc à travers Madness, en reprenant ce titre sur son premier album "One Step Beyond" en 1979, que Bazooka Joe  laissera en quelque sorte une trace. Enfin et  surtout  comme beaucoup de frères, Dan Barson et son frère Ben vont peut-être établir une forme d’émulation, d’admiration et de compétition entre frères, donner à Mike le goût de jouer de la musique dans un groupe. Mike fondera l’embryon de Madness en 1976.

Bazooka Joe est cité dans le titre récent "Let's Go" de Madness paru sur la magnifique  version collector de leur album "The Liberty Of Norton Folgate" en 2009. D’ailleurs, à y regarder de plus près, à y écouter de plus près, ce titre a une connotation très rock and roll, et ce n’est pas le fruit du hasard pour nous.
Après Bazooka Joe, des fortunes diverses toucheront John Ellis fondateur du groupe punk The Vibrators,  Stuart Goddart  qui deviendra Adam Ant, leader du groupe Adam and the Ants.  Arabella Weir deviendra comédienne, actrice et journaliste. Danny Kleinman se spécialisera dans la conception de video clips et aux séquences d’ouverture des James Bond.

John Ellis

Stuart Goddard alias Adam Ant

Arabella Weir 


Madness - Rockin'In Ab (Madstock 1992, Finsbury Park, London)


 comme pour Beat the Bride. Titre issu de l'album The Madness paru en 1988. Ce morceau est typique de la touche "Camden" : un sujet sérieux, grave voire tragique sur une musique Reggae sautillante. 
Beat the Bride évoque la violence conjugale (the Bride: la jeune mariée) : "Don't treat the bride kneeling at your feet, feeling black and blue / Like an overworked upper cut side order of meat" et s'adresse directement à l'agresseur."You're always hurting the one you love". 
Gros casting sur ce titre : Jerry Dammers (fondateur des Specials), Earl Falconer (bassiste de UB40), Dick Cuthel (trompette pour les Specials et grand pote du légendaire tromboniste Rico Rodriguez). 
Suggs parle de ce titre dans une interview de 1987. Carl est à la base de l'écriture musicale. A l'origine appelé "Spartacus and I", le titre va évoluer en termes de son, avec l'implication des invités et surtout  de Jerry Dammers qui souhaitait vraiment un morceau sonnant très caribéen.
Ce n'est pas la première fois que Suggs et compagnie traitent de la violence à l'intérieur d'une famille. Déjà en 84, sur l'album "Keep Moving", "Give me a reason" en parle : "Well we change from extreme to another / Can you help me with my shame / I didn’t mean to when I kicked and punched / From nowhere this demon came".

Sur les deux titres, Lee Thompson est à l'origine des textes.




 comme pour Beauté Celle des mélodies, celle des paroles, celle des thèmes instrumentaux, celle des chansons dans leur ensemble…. Chacun donnera son avis, mais pour nous, les mélodies  du dernier album restent des merveilles au niveau mélodique ! Même si Mr Speaker Gets the Word se pose en grande concurrente…



 comme pour Bed and Breakfast Man : voir  dans le Madnessedaire  la lettre J  pour John Hasler.


 Comme Be Good Boy : Titre composé par Chris Foreman et Lee Thompson joué lors de la tournée 1986 de Madness.


En 1986, Madness commence à jouer sur scène de nouveaux titres comme "Natural Act Of Love, "Precious One" et "Be Good Boy", un bon présage qui annonce pour les fans que le groupe compte sortir un nouvel album en 1987. Hélas, Madness se sépare fin 1986. 4 membres du groupe décident de rester ensemble, Suggs, Carl, Lee et Chris. ils sortiront  chez Virgin en 1988 l'album "The Madness" qui hélas ne rencontrera pas le succès escompté (classé uniquement 1 semaine à la place 65). "Be Good Boy" va se retrouver sur la face B du single, du maxi  du premier Picture Puzzle de "What's That' en mai 1988 (second single de The Madness) ainsi que sur la version CD de l'album The Madness (vous suivez toujours ? lol).
A noter qu'une version démo chantée par Lee Thompson et la même en version instrumentale) traîne sur le net !


French-Mis : "Que s'est-il passé depuis 1988 pour Madness ?"
Chris Foreman : " Après le départ de Daniel Woodgate et Mark Bedford, Suggs, Carl, Lee et moi-même avons décidé de continuer sous le nom de The Madness. Ce fut une erreur. Nous avons eu beaucoup de problèmes avec Virgin. Le label voulait faire de notre album un secret. Les responsables financiers de la maison de disques ne nous ont donné qu'un minimum d'argent. De ce fait, notre album a été mal réalisé et s'est donc mal vendu. Lors de la sortie du titre " What's That " en single, Virgin a même refusé la réalisation d'un clip. Ce qui fut pour nous une offense et une insulte. Suggs et Carl en ont eu assez de ce climat et ont décidé d'arrêter la musique pour l'instant. The Madness stoppait et le contrat pour de futurs enregistrements avec cette maison de disques était rompu."
Interview réalisée par J-Pierre, 1990





 comme pour Benny Bullfrog : Ce titre, issu du 3ème LP, 7,  fait partie des nombreux morceaux de Madness où on entend des bruits vraiment insolites. Je vous parlais tout à l’heure de l’extincteur dans Baggy Trousers. Ici c’est Lee qui se lâche, on l’entend tranquillement plusieurs fois roter. Et Madness, comble de l’insolence, le revendique à l’arrière de la pochette de l’album !
  
                                                 Sales gosses ! Burp !



 comme Ben Sherman : Ben Sherman est une marque de vêtements, sacs, chaussures et accessoires de mode créée en 1963 à Brighton par Arthur Benjamin Sugarman. Très vite, son style d'habits très classe commence à faire l'unanimité de stars du Jazz comme Miles Davis, Dizzy Gillespie ou Oscar Peterson qui "dévalisent" les magasins distribuant ses produits aux Etats-Unis.

Arthur Benjamin Sugarman
En Grande Bretagne, à partir de 1964,  ce sont les Mods, jeunes fans des Who, des Small Faces, du Rhythm and Blues de la firme Stax (Otis Redding, Booker T and The Mg's, Sam and Dave....) et du Ska jamaïcain, roulant en scooter et ennemis des Rockers qui adoptent  les premiers le look (et surtout les chemises) Ben Sherman.
 

Photo: David Prudames. © 24 Hour Museum

Photo: David Prudames. © 24 Hour Museum


Ensuite, ce sont les Skinheads originaux (voir Madnessedaire lettre S) qui porteront ces vêtements dès la création du mouvement en fin 1967, début 1968. Nous y reviendrons longuement dans la lettre S, mais pour celles et ceux à qui le mot Skinhead est égal à un gros facho plein de bière, sachez que le mouvement à été créé par la branche "dure" des Mods qui comprenait des noirs et des blancs et qu'il n'y avait pas de racisme. Un conseil pour bien comprendre ce mouvement, le film "This Is England" à voir dès que possible !


La marque a toujours connu le succès et fut encore plus populaire à la fin des années 70 avec le retour des Mods grâce au film "Quadrophenia" des Who et à des groupes comme The Jam, Merton Parkas, Secret Affair ou encore The Lambrettas, mais aussi avec le revival Ska 2-Tone lancé par The Specials en 1979.

Malgré le décès du fondateur de Ben Sherman en 1987, la société est toujours bel et bien ancrée dans le monde de la mode.
En 2010, la marque passe un accord avec le groupe Madness afin de sortir une ligne de vêtements à son effigie, une belle réussite. Tout comme celle réalisée pour The Beatles.


 
Avec le fils de Carl comme modèle !
Ajouter une légende




 comme Bette Bright : Née Anne Martin à Whitstable dans le Kent (Angleterre). 
Bette Bright, surnom de la chanteuse du groupe de Liverpool  Deaf School (voir dans le Madnessedaire, lettre D), qui comprend aussi un guitariste du nom de Clive Langer, futur producteur de  Madness. Après Deaf School, Bette Bright entame une carrière solo.



                                                            (Deaf School live)

 En 1981, elle sort son premier album, "Rhythm Breaks The Ice".  Dans le groupe qui l'accompagne (The Illuminations) on y retrouve cette fois-ci en plus de Clive Langer, Ian Broudie, James Eller (que l’on retoruvera chez The The plus tard), Jo Allen, Martin Hughes (batterie) et enfin….dans la famille Barson, je demande l’autre frère, Ben Barson aux claviers. 
A la même période, et là sous son vrai nom, Anne Martin, elle chante dans le goupe hollandais Gruppo Sportivo et apparait dans le film "The Great Rock 'n' Roll Swindle" des Sex Pistols.





Son troisième 45 tours, "Hello, I'm Your Heart" entrera dans le Top 50 anglais. L'invité présent sur ce titre est Lee Thompson, saxophoniste de Madness.

 


Travaillant avec Barson et le duo Langer / Winstanley, Bette Bright  rencontre les membres de Madness.  Graham "Suggs" Mc Pherson  (chanteur de Madness) et Bette  se marient le 22  décembre 1981

 


Ils auront 2 filles, Scarlett, née le 22  juillet 1982 (hum hum, conçue avant le mariage…) et Viva née le 5 juillet 1985.

En 1984, elle fait une apparition dans le clip de Madness "One Better  Day". Depuis, elle se produit régulièrement lors des concerts de réunion du groupe Deaf School (2009) et participe à des "after show" avec Madness. Suggs écrira un très beau texte sur sa femme, « Green Eyes » sur son premier album solo.
Actuellement, Scarlett et Viva Mc Pherson écrivent ensemble et font partie  d’un groupe.

 









 comme pour Big George Webley : Né en 1957, "Big" George Webley a plus d'une corde à son arc... Directeur musical chez EMI, musicien, producteur, animateur télé et radio... C'est une personne incontournable en Grande Bretagne, il a travaillé avec pratiquement tout le monde, de Ian Dury à Elvis Costello en passant par Dr Feelgood et des dizaines d'autres. Il joue de la basse sur quelques morceaux de l'album The Madness paru en 1988 et participe en guest au groupe Butterfield 8 (voir Madnessédaire dans les B).

 comme pour Big Time Sister : Titre composé par Chris Foreman et Lee Thompson au début des années 90 alors qu'il avaient monté le groupe Crunch. "Big Time Sister" a été joué pour la première fois sur scène par Madness lors de sa tournée de novembre / décembre 2010 en Grande Bretagne (Do Not Adjust Your Nut Tour) . Ce morceau et sa démo figurent sur la version deluxe de"Oui Oui Si Si Ja Ja Da Da".
 

Big time sister (Thompson/Foreman)

They're unlocking the doors to Wormwood Scrubs

Take heed!
The warden office has become a chapel of love
You're cutting the cake a little bit fine
This time sister

Is it love, is it lust, have you found the man you trust
This time sister
If it could suspend your wish, for wedded bliss
But your on a mission
Big time tradition
This time sister

Come a little closer
Breathe a little love
Into this captured soul
Let's consummate, it's never too late
We've got ten years to uphold

Feel no pride, feel no shame
Cast no doubt, nor no blame
This time sister
When you walk into the house
Keep your eyes on your spouse
To be or not to be!
This time sister

Is it love, is it lust, have you found the man you trust
This time sister
If it could suspend your wish, for wedded bliss
But your on a mission
Big time tradition
This time sister

It's time to go our separate ways
I'll sit at home and count the days
Because love, it really means nothing to me
And sex, it really is a messy business

Big time sister







  comme pour Billy Bentley.  Face B du premier 45 T de Ian Dury avec son premier groupe Kilburn and the High Roads  sorti en novembre 1974. De l’autre côté de la galette, figure un morceau repris sur scène et en répét il y a très longtemps par Madness,  Rough Kids.  Nous reviendrons plus tard sur l’influence de ce groupe sur les jeunes londoniens des années 70 que sont Suggs, Carl, Lee….. (voir audio)



 comme pour Bingo – Titre composé par le duo magique Thompson/Barson, issu de l’album "The Liberty Of Norton Folgate" en 2009.  Souvent lors des concerts, Suggs introduisait le titre « Bingo » en évoquant le fait de tomber sur quelqu’un qu’on a pas forcément envie de voir…..notamment à la sortie d’une bouche de métro, par exemple…. Et Bingo…
Ce titre semble basé sur du concret, sur une expérience de Lee Thompson. Ecoutons Suggs nous parler de Bingo (audio)
C’est l’histoire d’un gars bourré qui se fait piéger à la sortie d’une station de métro. Et Bingo... Musicalement, ça ressemble beaucoup à un vieux titre de Barson écrit dans les années 80 resté longtemps dans les « lost tapes » Ecoutez bien… (voir audio). Enfin, à la fin du morceau, vous pouvez entendre de bruits, des cris… il s’agit d’un extrait du film sur Madness “Take It Or Leave It”, le passage quand Suggs et compagnie essayent à la fin d’un concert  au Acklam Hall du nord de Londres d’échapper par la porte de derrière à une bande de voyous au crane rasé. Ce passage est pas placé par hasard…quand on tombe sur quelqu’un qu’on ne veut pas rencontrer… essayer d'échapper à un piège tendu...  (voir audio)  


 comme pour Bittersweet The Undertones est un groupe formé en Irlande du Nord en 1975 composé des Frères O'Neill, John et Damian à la guitare, Michael Bradley à la basse, Billy Doherty à la batterie et Feargal Sharkey (voir Madnessédaire dans les F) au chant. Cette formation aura beaucoup de succès à la fin des années 70 et au début des années 80. Affiliée au mouvement Punk Rock (Ramones, Stooges, Buzzcocks) en pleine gloire à cette époque, leur morceau "Teenage Kicks" fera un carton un peu partout sur la planète.
The Undertones

"Bittersweet" est l'un des morceaux du groupe les plus cool composé par John Joseph O'Neil en 1982 pour l'album "The Sin Of Pride", une balade avec la voix si particulière de Feargal Sharkey. 
 
Hélas le titre ne sera pas "sélectionné" sur la version finale du 33 tours "The Sin Of Pride" paru en 1983. Il figurera plus tard dans les bonus de cet album réédité en CD, mais aussi sur la compilation "Teenage Kicks, Best Of The Undertones" édité sur le label Sanctuary en septembre 2003. 


Madness enregistrera une version beaucoup plus "pêchue" de "Bittersweet" en 2005 lors des Dangermen Sessions  au Bunker studios par Steve Munster et produit par les 7 Maddies.
"Bittersweet" version Madness ne sera pas retenue pour l'album "The Dangermen Sessions Volume 1" (voir Madnessédaire dans les T) édité en 2005 chez V2 Records. le titre sera mis en "face B" de "NW5" version 45 tours, cd et téléchargement légal en janvier 2008 (Lucky Seven Records)



 comme pour Blue and Black / Black and Blue : Titre de Madness composé par Mike Barson joué pour la première fois lors de la tournée de novembre / décembre 2010 (Do Not Adjust Your Nut Tour) en Grande Bretagne. Ce morceau devrait figurer sur le nouvel album de Madness à sortir fin 2011 ou début 2012.

 

 comme pour Blue Beat : Blue Beat est le nom d'un label anglais fondé en 1960, filiale de Melodisc, maison de disques fondée en 1947 par Emile Shalit dont le but était d'importer en Grande Bretange le Mento et le Calypso jamaïcain. 


Emile Shalit qui vit entre Paris et Londres nomme Ziggy Jackson responsable de Blue Beat, label qui se doit de sortir du Rhythm and Blues Jamaïcain puis du Ska en Angleterre. L'arrivée comme résidents permanents à Londres de stars comme Laurel Aitken (qui sera le premier artiste à sortir un disque sur Blue Beat) et Rico Rodriguez aideront beaucoup Ziggy Jackson. 

Laurel Aitken

Rico Rodriguez


Blue Beat sortira plus de 400 références entre 1960 et 1967 (productions réalisées en Jamaïque où à Londres).

Outre-Manche, le ska va devenir populaire dans le mouvement « modernist » (les mods) et c'est ainsi qu'il fut, en Angleterre, assimilé au nom du label et qu'on parle de Blue Beat en évoquant cette musique.
                                                                            Derrick Morgan

Parmi les artistes développés par Blue Beat Records, chronologiquement Laurel Aitken ou Derrick Morgan  sont mis en avant,  puis arrive le tour d'un certain Prince Buster (voir Madnessedaire lettre P).

J-Pierre et Prince Buster, London 1988


En consultant la discographie de ce label, on se rend compte de l'importance extraordinaire de la place de Prince Buster, qui va occuper une bonne partie des 45 T (Prince Buster, DJ, producteur et chanteur jamaïcain produira plus de 100 titres pour Blue Beat),…  ce qui peut expliquer sa forte notoriété dans la communauté jamaïcaine immigrée en Angleterre et chez les mods dans les années 60 qui dansent sur son rythme dans les clubs de Soho….et plus tard au milieu des années 70, dans le nord de la capitale, à Coventry ou encore à Birmingham…

Prince Buster tournera en Angleterre (et aux Etats-Unis) au milieu des sixties et aura droit à un passage télé. Son 45 tours "Al Capone / One Step Beyond" paru en 1965 se classera dans les hits des ventes de singles en Grande Bretagne à la 18ème place.

On en veut pour exemples, ces quelques 45T :

Blue Beat n°170 - Madness/Toothache - Prince Buster & The All Stars  1963
Blue Beat n°324 - Al Capone/One Step Beyond - Prince Busters All Stars
Blue Beat n°355 - Sunshine With My Girl/Girl Answer Your Name - Prince Buster
Blue Beat n°378 - Drunkards Psalm/Seven Wonders Of The World - Prince Buster /Busters All Stars
Blue Beat n°389 - Sit Down & Cry Sweethearts/Tribute To The Toughest (Ghost Dance) - Prince Buster


Ca évoque quelque chose ces titres, n’est-ce pas ? Il est dit que BB n°170, 324 tomberont aux mains des jeunes Lee, Mike ou bien Jerry quelque soit la manière et que BB n°378 aidera fortement Ghost Town des Specials.
 

 
 



Comme tout le temps en Angleterre, la musique est accompagnée du style, de la mode, des vêtements, de la danse…Dès les années 60, une imagerie Blue Beat basée sur la tenue vestimentaire black and white se développe.

Un des éléments reconnaissables ci-dessus est le chapeau "Blue Beat " ou "Mod Hat" (à ne pas confondre avec le Pork Pie Hat, même si souvent la confusion a été faite) et un petit marché (le Blue Beat style, la Blue Beat dance et même le Blue Beat Spirit)  se met en place.

Au niveau du label aussi, bien sûr, une esthétique se dégage : la pochette blanche, par souci d'économie bien sûr ; mais ce qui compte avant tout, c'est la galette et son cœur :

Le label Blue Beat aura plusieurs "ronds centraux" différents, mais celui-ci a été le plus utilisé et est le plus connu de tous

Jusque là ça va….
Maintenant regardez le récent single de Madness, NW5 et comparez



Pas mal la ressemblance…plus de 40 ans plus tard, respect ….le souci du détail…
…très important chez Madness….
Chas Smash, à l’arrière de la couv de One Step Beyond véhiculera l’imagerie Blue Beat, chapeau, tenue.


Aujourd’hui encore, en 2010, Lee Thompson, sax, porte régulièrement un Blue Beat Hat lors des concerts de Madness.


Si le Blue Beat  s'arrête en 1967 lors de l'arrivée du Rocksteady pour laisser sa place au label FAB son petit frère, son influence et ses disques ont alors déjà marqué une partie de la jeunesse anglaise. Et chez de nombreux disquaires d'occase dans les années 70, en Angleterre, on trouvera encore des 45 ou 33 t Blue Beat, des personnes vont se charger de perpétuer la légende....Et des gamins comme Lee Thompson qui ne sont jamais allés en Jamaïque à cette époque, se construisent, s’identifient peut-être à travers l’imagerie « Blue Beat » et sont de fervents admirateurs de cette musique, de ces disques…Vous imaginez la suite....Un hommage  à Prince Buster est alors écrit... il s’appelle « The Prince »…On est en 1979….


”But not in Orange Street

       A ghost dance is preparing
       You got to help us with your feet”


Comparez avec la discographie Blue Beat citée plus haut…….vous aurez l'explication de la"Ghost Dance"...
Allez, petit quizz....pourquoi "an earthquake is erupting"....Toutes et tous à l'assaut de la discographie du Prince....…" Réponse dans l'audio !





 comme Blue Day : Les Anglais et le foot, c’est une vraie histoire d’amour…Madness n’y échappe pas. Woody et Suggs supportent Chelsea, Carl les Gunners d’Arsenal…..Bien sûr, que des clubs de Londres ! "Blue Day" est un titre composé par Mike Connaris (qui collaborera aussi au deuxième album solo de Suggs "The Three Pyramids Club" (1998) pour l'une des équipes de football de Londres : Chelsea qui, comme vous pouvez le penser, joue en bleu. Le titre est enregistré par Suggs, chanteur de Madness, alors en pleine carrière solo (bien qu'il continuait à faire des concerts avec Madness).




"Blue Day", chanté par Suggs et l'équipe de Chelsea sort dans les bacs en mai 1997, afin de soutenir l'équipe qui joue la finale de la FA Cup contre Middelbourough. Parmi les joueurs présents avec Suggs lors de l'enregistrement on trouve Roberto Di Matteao, Frank Leboeuf, Gianfranco Zola, Mark Hugues ou encore Gianluica Vialli. L'équipe de Chelsea est alors entrainée par Ruud Gullit.

Le titre, très inspiré par The Beatles période 'I'm The Walrus", est un gros succès en Angleterre puisqu'il atteindra la place 22 des hits des ventes après la victoire de Chelsea en finale 2 à 0 le 17 mai 1997. (voir audio)

Depuis sa plus tendre enfance, Suggs a toujours été un très grand supporter de l'équipe de Chelsea (l’erreur est humaine…), il a même été viré temporairement de Madness (avant que le groupe soit connu) pour avoir "séché" une répétition afin d'aller voir jouer son équipe préférée !!
 



Artiste: Suggs And Co Featuring The Chelsea Team
Titre: Blue Day
Compositeur : Mike Connaris
Production : Mike Connaris pour Mcasso
Arrangements : S. Chamberlain et M. Connaris
Enregistré au Mcasso et Westside Studios
Photo de la pochette : Adam Barnes
Label : Warner
Référence : WEA112CD

Le CD comprend 3 mixages différents du morceau "Blue Day" : "Blue Day (Stamford Bridge Mix) 3.17, "Blue Day" (Strawberry Fields Mix) 4.32, "Blue Day" (Stamford Bridge Karaoke Mix) 3.37 ainsi qu'une reprise par Suggs du tube de Supergrass "Alright".

Dates et positions du single dans les hits anglais :


17/05/1997 : N° 26

24/05/1997 : N° 24

31/05/1997 : N° 22

07/06/1997 : N°50

14/06/1997 : N° 69





 comme pour Blue Skinned BeastCe titre, issu de « The Rise and Fall”, 4ème album du groupe, sorti en octobre 1982,  s’avère être une des chansons les plus engagées de Madness. Ironique, simple, basée sur une métaphore, évoquant les corps des soldats morts à la Guerre des Malouines entre l’Angleterre et l’Argentine et ramenés dans de grands sacs bleus, cette chanson moque le cynisme du gouvernement Thatcher et s’avère être une chanson anti-guerre.


C’est Lee, auteur de ce titre,  qui dira «  Madness ne pouvait plus écrire tout le temps des chansons comme Benny Bullfrog »…. et bien, Madness écrit sur la réalité politique de l’Angleterre, bien morose est celle-ci ! Il  y a un remix de Blue Skinned Beast, est-ce à dire qu’il était prévu en single ? Trop tendancieux, peut-être….En tout cas, dès le début cette chanson figure  dans la set-list des concerts de Madness et y reste pour un bon moment. Récemment, une version live légèrement différente au niveau des paroles, antérieure à l’album, a été retrouvée et circule  parmi les fans. En voici un extrait (voir audio)


  

 Comme Bootleg Un bootleg est un disque (cassette ou tout autre support audio ou vidéo) édité sans l'autorisation du groupe et de sa maison de disques. Il s'agit le plus souvent de concerts enregistrés directement dans la salle ou à la radio. Il existe aussi des bootlegs avec des enregistrements inédits tels que des titres non retenus pour un album, répétitions, démos etc...
Ces enregistrements sont particulièrement recherchés par les fans et les collectionneurs. Initialement rares et cantonnés à un réseau de ventes parallèle, les bootlegs sont à présent plus faciles à trouver grâce au développement des techniques de copie privée et d'échange de fichiers sur Internet. Ces bootlegs suscitent de nombreux problèmes juridiques.
La vente et l'achat de bootlegs (appelés aussi disques pirates) sont totalement interdits par la loi.
Originellement, le terme bootlegger servait à désigner, durant la Prohibition des années 1920 aux États-Unis, un individu qui cachait de l'alcool dans la partie montante de sa botte (bootleg signifie littéralement « jambe de botte »).
Chas Smash, l'un des membres de Madness a fait interdire la sortie de la suite du bootleg "First Step Beyond" au début des années 2000. Ce double CD, qui n'a donc jamais vu le jour, reprenait (tout comme "Fist Step Beyond") des démos et titres inédits de Madness provenant de cassettes volées à Carl dans les années 90.
Depuis l'arrivée d'internet, Madness a tout fait pour qu'il n'y ait plus de "ventes" de ses titres rares ou de ses concerts enregistrés à la radio, la TV ou simplement dans le public. 
Plusieurs actions ont été menées par le groupe comme de mettre à disposition gratuitement des morceaux rares ou des concerts sur son site internet.
Un code de bonne conduite de tous les fans de Madness (MTR, Madness Central, French-MIS etc...) fait en sorte que tous les concerts du groupe enregistrés en radio, TV etc... soient échangés entre eux et qu'aucune vente ne soit réalisée. Madness tolère cette pratique non vénale. Des sites ont même été montés afin que chacun puisse se procurer gratuitement quantité de concerts des Maddies : http://madboot.blogspot.com/ ethttp://www.madness-central.com/downloads/downloads.html
Nous allons dans cette rubrique uniquement nous focaliser sur les bootlegs édités sur des labels et vendus dans le commerce sous le manteau dans des magasins de disques ou dans des conventions du disque.

MADNESS, "MISTAKES" 1980 CENTRIFUGUAL RECORDS

Madness "Mistakes", double 33 tours pirate enregistré le 4 février 1980 au Paradise Ballroom de Boston, USA.
Le premier disque live pirate de la carrière de Madness.
Très bonne qualité sonore, par contre l'enregistrement ne tourne pas tout à fait à la bonne vitesse, il vous faut un "pitch" sur votre platine disque pour accélérer un peu le son !

MADNESS "MAD NOT MAD PARTY" 1986 JUMP RECORDS
33 tours simple édité en deux versions, l'un en vinyle bleu, l'autre en vinyle normal (noir).
Une version cassette audio a aussi été mise dans le commerce.
Ce disque reprend une partie du concert enregistré à l'Hammersmith Odeon de Londres le 31 décembre 1985 avec en plus deux titres enregistrés lors du Old Grey Whistle Test.

MADNESS "NUTTY DREAD" 1992 BIG MUSIC CD MUSIC CO ITALY
CD pirate édité en 1992 reprenant le concert de Madness enregistré le 2 mars 1983 diffusé
plusieurs fois sur BBC Radio 1 (une autre version non commercialisée intitulée "Nutty Dread Max" propose ce même concert mais avec des titres en plus : "Blue Skinned Beast" et "Tomorrow's Dream".

MADNESS "DOING UP THE MADHOUSE" 1992 DISCURIOS RECORDS
CD pirate enregistré lors de la tournée US de Madness en 1983. 

MADNESS "AQUAFOLIES 1992 PHONOCOMP ITALY
MADNESS "LIVE MADNESS" 1992 FLASHBACK LUXEMBOURG





Deux CD pirates pour le même concert, enregistré à l'Hudson River, New York City en 1983. 

MADNESS "THE LAST DEMENTIA" 1994 HOME RECORDS
MADNESS "MADSTOCK 1994" OPEN AIR MUSIC


2 CD pirates de Madstock 1994.


CAMDEN COWBOYS, 2001, HONDA RECORDS
 The Madness Archive Collection Part One : 1979 - 1981
33 tours pirate édité en deux versions, la première en vinyle noir, la seconde en picture disc (drapeau de la Grande Bretagne).


MADNESS "FIRST STEP BEYOND" NIJ 1
Le bootleg qui a fait scandale !!

MADNESS "ONE STEP BEYOND" PICTURE DISC 2009 TRANSMEDIA PORTUGAL
Ce fut une véritable surprise de voir cette référence apparaître sur les catalogues d'imports de vinyles proposés aux magasins de disques en 2009. Logo "Stiff" alors que ce label n'a plus les droits de Madness... Un joli bootleg très rare...




 Comme Bosco De Olivera : Maître de la percussion né au Brésil en 1952. Il arrive en Grande Bretagne en 1979 et tourne sur scène avec Working Week, Sade, Everything But The Girl, Madness (Mad Not Mad Tour 1985), Butterfield 8 (voir Madnessédaire dans les B) , Dream Come True, Phil Manzanera and Tim Finn, Acoustic Alchemy et Terry Carlier pour ne citer qu'eux. Bosco a aussi monté son propre groupe Arakatuba: Brazilian Explosion et le London School of Samba en 1984


Bosco de Olivera, Madness, Hammersmith Odeon, New Year's Eve 31.12.1895
Disponible sur l'édition Deluxe de "Mad Not Mad" paru en 2010 chez EMI




 comme pour Bouddhisme : Voir Madnessedaire dans les M, Michael Wilson Barson. 

                                 

Le bouddhisme est, selon les points de vue traditionnels, une philosophie, une spiritualité ou une religion apparue en Inde au Ve siècle av. J.-C. Le bouddhisme manifeste dans le cœur des êtres humains le désir de bien-être et de bonheur pour tous les êtres humains et la compassion pour la vie dans toutes ses formes. La manifestation de ce désir est à la base de l'éveil.

Il compterait aujourd'hui entre 230 et 500 millions d'adeptes. Le bouddhisme présente un ensemble ramifié de pratiques méditatives, de pratiques éthiques, de théories psychologiques, philosophiques, cosmogoniques et cosmologiques, abordées dans la perspective de la libération de l'insatisfaction et du plein épanouissement du potentiel humain.



 comme pour BrightonL’endroit où Chrissy Boy habite maintenant. Brighton est évoquée ici car pour Paul Rodgers, un de nos membres, cette ville est le lieu où pour la première fois il verra Madness live, et ceci en novembre 1981 pour la tournée "7" , avec comme première partie les Belle Stars. Il avait 13 ans et fier d’être le plus jeune de son école à y aller. Depuis, il va voir Madness à chaque fois qu’ils passent à Brighton.


En chacun de nous, de façon personnelle, un lieu précis rappelle Madness, même s’il ne s’agit pas d’un concert…Dans le programme du concert de Madness au Finsbury Park en 1992, Chrissy Boy parle précisément de lieux de tournage des vidéos de Madness. Pour nous, Paris 1980, Bourges 1986, Cinéaqua et Southend on Sea 2009, Finsbury Park 1992, L'huma 2010 et un hôtel parisien sont certainement des lieux attachés à de grands souvenirs de Madness.




 comme pour Bruce Thomas Un des plus grands bassistes anglais. Né en 1948, il devient le bassiste des Attractions, le groupe qui accompagne Elvis Costello. Il travaillera aussi avec Al Stewart, Billy Bragg et Suzanne Vega pour ne citer qu'eux. Bruce Thomas participe à presque tous les morceaux enregistrés pour l'album The Madness paru en 1988.



 comme Bruno Blum : Bruno Blum est le journaliste français qui m'a appris le Ska et le Reggae grâce à ses articles parus dans le mensuel "Best" en 1980. J'ai chopé le virus Madness dès la première écoute de "One Step Beyond" et c'est par ce journaliste par qui j'ai appris que le Ska était l'ancêtre du Reggae, musique née en Jamaïque au début des années 60. Mais Bruno Blum, c'est bien plus qu'un simple journaliste au talent immense qui a fait découvrir avant tout le monde les artistes majeurs de la fin des années 70 et du début des années 80, il a plusieurs cordes à sa guitare et à son arc qui vont l'amener à travailler avec Madness...



Bruno Blum est un auteur-compositeur-interprète, guitariste et producteur de musique. Il est également dessinateur de BD, illustrateur, artiste peintre, photographe, écrivain et conférencier. Premier Français à publier des disques d'afrobeat francophone, ainsi que de dub, il a publié plusieurs albums de ses chansons. Il est notamment connu pour son travail sur les trois albums reggae de Serge Gainsbourg, dont il a effectué de nouveaux mixages, des versions dub et des versions DJ en 2003, et un nouveau mixage de l'album en public au théâtre Le Palace (1980) en 2006. Il se produit régulièrement sur scène en tant que chanteur et guitariste soliste, et donne dans toute la France des conférences sur l'histoire du reggae, des musiques africaines et autres sujets liés à la culture rock. Surnommé « Doc Reggae », ses conférences reggae sont accompagnées par son expo photo sur le reggae. Outre ses livres de référence sur la musique, dont plusieurs font autorité, le succès de ses versions française (Guerre) et anglaise du War de Bob Marley enregistrées avec les Wailers lui assurent une certaine notoriété internationale.

Revenons en arrière : Après deux condamnations pour vol de disques, l'adolescent à la dérive Bruno Blum part vivre à Londres apprendre le dessin animé avec Oscar Grillo (qui a réalisé plusieurs films d'animation pour Paul McCartney) en 1976-1977. Il vit dans des conditions difficiles, et réside dans des squats où il cohabitera avec des musiciens punks, dont Private Vices et les Electric Chairs. Précoce, il a déjà monté un groupe de rock quand il fait ses débuts professionnels dans Best, le mensuel du rock dont il est correspondant à Londres de 1977 à 1981, chroniqueur, reporter, illustrateur et photographe. Il collaborera des années avec la petite équipe comprenant Christian Lebrun, Francis Dordor et Patrick Eudeline, voyageant (et enregistrant) au fil des années en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Jamaïque. Écrite à la première personne dans un style "gonzo" nouveau journalisme vivant, sa rubrique In The City, où l'on peut suivre l'actualité de l'influent rock anglais, est très lue et marque la jeunesse (dont nous) de cette riche période. Il vit dans un quartier jamaïcain du nord de Londres, où il découvre les sound systems reggae et le dub. Il rencontre de nombreux artistes de reggae dont Steel Pulse, Peter Tosh, Bob Marley, et contribue largement à faire découvrir le reggae en France avec ses articles. Il rencontre aussi des artistes de rock, dont Lou Reed, Johnny Thunders et les Heartbreakers, The Clash, les Sex Pistols, les Rolling Stones, Paul McCartney et Fela Kuti. En 1978, il devient un temps correspondant à Londres du Monde de la Musique, une émission animée par Pierre Lescure sur Europe 1. Il enregistre et tourne en 1978-79 en Grande-Bretagne avec le groupe punk anglais Private Vices, qu'il a fondé à Londres en 1977. Il sera le premier en France à écrire sur des artistes comme les Pretenders, Devo, Linton Kwesi Johnson, Madness, Motörhead ou encore les Stray Cats, qu'il héberge chez lui à leur arrivée à Londres, dont il dessine le premier logo - et crée le tatouage du batteur représentant une batterie marquée de son nom : Slim Jim Phantom.


Un extrait de "In The City" (consacré à Madness) dans le mensuel BEST






Écologiste depuis le lycée, c'est en 1980 après une discussion avec la chanteuse des Pretenders, Chrissie Hynde qu'il devient végétarien comme elle, un thème qu'il mettra plus tard en musique dans sa chanson Les Andouilles. Sa BD de fiction sur Motörhead, Rock Commando, parue dans Best devient en 1980 un comic book en Angleterre. Il est ensuite DJ occasionnel au Marquee Club de Londres. Il crée aussi pour le groupe Madness le périodique Nutty Boys, dont le premier numéro est une BD biographique. Il revient vivre à Paris après l'épisode des Manches à Nice avec le photographe niçois Youri Lenquette à la guitare en 1982. Il entame une carrière de mannequin en 1984-85 et pose pour plusieurs photos publicitaires, notamment pour France Inter. Tout en contribuant à Best dans les années 1980, il participe un temps à l'émission de télévision Les Enfants du rock en tant que reporter et dessine pour les magazines Rigolo, Best et Zoulou, une émanation d'Actuel.Biographie complète de Bruno Blum : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Blum


French-MIS : Peux-tu nous expliquer comment tu en es venu à travailler avec Madness sur le premier Comix de leur fan-club ?

Bruno Blum : Amateur de musique jamaïcaine, j'ai commencé à écrire pour Best fin 1977. Installé à Londres, j'ai été proche de Stiff Records dès le début du label, qui était emblématique de la révolution new wave anglaise qui m'intéressait. J'ai acheté leurs disques (Damned, Motörhead, Nick Lowe, Costello dès 77). Fabrice Cuitad, de chez Barclay France, s'occupait de la distribution de Stiff en France et m'a branché avec eux à la sortie du premier album de Ian Dury début 78.
J'ai écrit des articles sur leurs artistes, publiés dans Best dès 1978, dont une interview de Ian Dury. Alan Cowderoy, leur attaché de presse, m'aimait bien et me filait des tas de disques. J'étais un fan de ska jamaïcain, que je commençais à découvrir à cette époque. Quand le guitariste anglais de mon groupe punk, Private Vices, m'a fait découvrir le premier 45 tours des Specials, je suis devenu fan instantanément. On jouait leur morceau ska "Gangsters" avec Private Vices aux répétitions, pour le plaisir. J'ai peu après publié le premier article paru sur le ska en France dans Best paru à la mi-novembre 1979, dans ma rubrique Londres "In The City", qui était très lue. Il a instantanément lancé une mode en France. Ça a vraiment démarré très fort.



Le premier single de Madness paru chez Stiff, une reprise du "One Step Beyond" de Prince Buster (NDLR : le 2nd après "Madness" face B du premier single de Madness "The prince chez 2-Tone), est sorti à ce moment-là, Stiff me l'a filé et ils se sont retrouvés dans "In The City". J'ai dessiné un personnage dans le style 2-Tone pour illustrer l'article (ce personnage a servi pour une pub Madness payée par Barclay, parue dans Best quelques semaines plus tard). Le groupe a bien aimé l'article - et le dessin.

Dessin de Bruno Blum publié dans le magazine "Best"



J'ai d'abord rencontré Madness pour Best en 1979. Je les ai vus sur scène, mais je ne sais plus où. À l'Electric Ballroom de Camden Town peut-être, et je les ai vus à Brighton aussi. J'avais sympathisé avec Woody, le batteur. Ils avaient un succès incroyable en Angleterre. J'ai continué à parler de la vague ska anglaise dans Best, notamment avec des articles sur le Selecter et le Beat. Le ska anglais est devenu la grande mode de l'hiver 1980 en France comme ailleurs. Entre Marley, UB 40, Peter Tosh, LKJ, le Clash, les Ruts, Gainsbourg et tant d'autres, c'était vraiment un mouvement important, la Jamaïque avait un impact énorme sur la pop music de l'époque.

Au printemps 1980 j'ai interviewé Suggs, qui a fait la couv de Best avec le titre "Jusqu'où le ska ?". C'était un numéro dans lequel figure aussi une de mes BD, cette fois sur Motörhead. J'ai dessiné pas mal de trucs pour eux. Augmentée de plusieurs pages, la BD est devenue un comic book Motörhead officiel, paru en Angleterre avec succès après une pré-publication dans New Music News. Madness a vu ma BD dans le numéro avec Suggs en couv, et leur manager a voulu me rencontrer. Il m'a appelé chez moi, à Queensgate.



Je leur ai rendu visite à leurs bureaux dans l'est de Londres, et ils m'ont proposé de créer un magazine BD sur Madness. L'idée était de pasticher plus ou moins The Beano, une des seules BD anglaises pour enfants qui ait connu un vrai succès populaire dans le pays. J'ai créé "Nutty Boys Comix" en 1980 avec Spike, une meuf de leur bande chargée du Madness Info Service. Le dessin de couverture a été fait avec Klaus, alias Gilles Hurtebize, mon associé avec qui j'avais fait la BD sur Motörhead. Mais Klaus est parti en France et m'a planté là en plein milieu du job.
Pour encrer mes dessins j'ai engagé Dave Mitchell, qui avait dessiné la couverture du single des Flamingos, le groupe de Nick Kent. Avec le recul, je trouve que son trait était trop fin, il aurait fallu utiliser un trait plus gras. Le scénario était de Spike et moi, et raconte les débuts du groupe. Je me suis tapé les couleurs. Ils ont sorti un comic book à Londres et ils ont fini par le mettre en cadeau dans un maxi 45 tours du groupe, "The Return of the Los Palmas". On peut voir une petite repro de la couv du comic book sur la couv du disque. Spike m'a solennellement offert un pin's du Madness Info Service.






J'ai aussi dessiné d'autres personnages ska et je les ai publiés dans Best
Je suis resté plus ou moins copain avec eux. Je trainais à l'époque avec Jenny, la chanteuse des Belle Stars, qui a été mariée avec Chris Foreman, le guitariste de Madness, plus tard. je me souviens les avoir vus jouer au Lyceum de Londres avec Desmond Dekker en première partie. Desmond est venu chanter avec eux à un moment. C'était super.
Interview réalisée par JP Boutellier / French-MIS le 06 novembre 2010. Un grand merci à Bruno pour sa disponibilité et sa gentillesse.
Pour en savoir plus sur Bruno Blum :



 comme pour B-SIDE. Ici, même si on les aime bien, ici, pas question d’une version remix, live, démo, dub  d’un titre déjà présent ailleurs…  On parle des vraies B-Sides : titres originaux ou reprises qui accompagnent les 45 T ou CD singles, Maxi et qui ne figurent pas sur les albums. Au nombre de 36 environ, nous avons établi un classement, ici, au madnessedaire,  les plus évoquées par les membres sont :
1.Fireball XL-5 
2.Mistakes 
3.Crying Shame 
4.Deceives The Eye  
5.Don't Quote Me On That 
6.Guns 
7.You're Wonderful 
8.All I Knew 
9.Please Don't Go 
10.One Second's Thoughtlessness  


Que des titres originaux  à l’exception de « Don’t Quote me On That », qui, même si ce morceau n’est pas une reprise, il emprunte énormémennnnnnnnnnnnnnnt aux Bush Doctors avec leur titre « Music Doctor »  La face B est souvent l’occasion de se lâcher un peu, d’expérimenter ou de placer un titre qu’on n’arrive pas à placer sur un album. Un de nos regrets ici au Madnessedaire c’est de ne pas avoir un enregistrement studio correct de Walking with Mr Wheeze avec la mélodie de Suggs ce qui aurait fait de Our House le 45 T parfait (un enregistrement vocal de cette Face B existe par ailleurs mais pas en version clean) . Donc voici un mix  audio  du top ten de nos B-Sides…Here we go (voir audio) !


 comme Burning the Boats, chanson issue du 6ème album du groupe « Mad Not Mad », sorti en 1985. – qui figure souvent parmi notre Top 20. Chanson activiste, comme l’était Madness à l’époque d’ailleurs, très militant. « Burning the Boats », c’est une expression du XVème siècle qui signifie “ être forcé à être dans une situation sans possibilité de retour”. Elle est utilisée dans ce titre de Madness pour commenter la situation politique et sociale de l’Angleterre au milieu des années 80.

A cette époque, le parti conservateur de Thatcher, au pouvoir, fermait ou privatisait à tour de bras. En 84, il annonce l’intention de fermer 20 sites miniers britanniques, ce qui entrainera une grève des mineurs et  un conflit terrible entre la classe ouvrière représentée par les mineurs et le pouvoir, qui durera deux ans. Dans la chanson, le passage (voir audio)"Full Moon of may the 3rd, all the lighthouses and seasides roads..." est inspiré du fait que le charbon, moins cher ailleurs, était importé et acheminé sur des routes alternatives prévues à l’avance et stocké  en anticipation de la grève, ce qui avait pour but de contrecarrer les effets de l’action syndicale.
Les passages (voir audio) "London bridge is to be be closed"  ...   "blowing dust from my loud hailer" A ce propos le gouvernement avait donné à la police des pouvoirs accrus pour contrôler les mouvements de foule massifs et ainsi casser les mouvements de protestation qui progressaient , en particulier autour des piquets de grève partout dans le pays.



Les extraits (voir audio)"I never read in the news"  ...  "Tap tap tap birds that sing, telephone calls that do not ring, whos hanging off my line…"  évoquent la manipulation par les medias et le côté opaque de la gestion des affaires, s’en moquant en renforçant le côté un peu espion , les écoutes téléphoniques etc...



 
"Burning The Boats" Whistle Test 26.11.1985 (à retrouver en top qualité sur la version Deluxe de Mad Not Mad réédité en 2010 (2 CD plus 1 DVD)

La légende dit que Suggs  avait pris l’habitude de mettre du coton dans sa bouche, comme d’autres mettent un mouchoir sur le téléphone, pour accentuer ce caractère espion, en  chantant ,au milieu du titre, les passages suivants : «The ministry of co operation, Washed and hanging on the line, There’s a million burning questions, To set the Thames alight",  Si vous écoutez bien, on en a vraiment l’impression (voir audio ) Comme nous n’avons pas de preuve officielle, Mister Graham Yates, un de nos membres, s’est dévoué  pour sacrifier un peu de coton et nous en donner une démonstration, cela finira par un énnnnnnnnnnnnnorme sketch digne du grand humour anglais,…Monty Python cachez-vous, Graham arrive (voir audio)
…En français dans le texte ! Franchement, je ne sais pas comment Graham a fait pour ne pas rire durant les prises, merci Graham pour le bel effort et bravo !





 comme Butterfield 8 : Groupe de Jazz formé en 1987 par Mark Bedford, bassiste de Madness (voir Madnessédaire dans les M) et Terry Edwards (ex-membre des Higsons, groupe signé sur 2-Tone fin 1980) - voir Madnessédaire dans les T -
Terry Edwards - Mark BedfordPhoto - John Stoddart, 1988

La formation comprend : Terry Edwards (sax, trompette, guitare et piano), Mark Bedford (contrebasse et percussions), Louis Vause (Piano) - voir Madnessédaire dans les L - , John Piper ( Batterie), Roger beaujolais (vibraphone), Seamus Beaghen (orgue, piano) - Voir Madnessédaire dans les S), Bosco De Olivera (percussions) - voir Madnessédaire dans les B-, John Eacott (trompette). En guest on retrouve aussi Big George Ripley (voir Madnessédaire dans les B).

La formation réalisera un seul et unique album (version 33 tours et CD) en 1988 intitulé "Blow!" sur le label Go! Discs Records (Voir Madnessédaire dans les G) composé de reprises de standards de Jazz ("Watermelon Man", Harlem Nocturne") et de compositions originales. Le seul titre à avoir été édité en 45 tours et maxi 45 tours est " Watermelon Man" reprise d'Herbie Hancock.
 
En 2002, "Blow" est réédité en CD avec plusieurs bonus sur le label Sartorial. Une version du disque en 25cm vinyle 33 tours est aussi mise dans les bacs à cette époque sur même label.http://www.terryedwards.co.uk/bu8.html





Mise à jour du 15.08 2011




 comme pour Cause : Que n’a-t-on pas dit sur Madness ? Groupe de clowns, potaches, avec une musique bonne à lancer la soirée zinzin ? Peut-être mais c’est méconnaître Madness. Les 7 Londoniens  vivent avec leur temps ! Ce groupe, s’il ne se classe pas comme groupe politique, en fera tout de même, au sens noble du terme. Défendre des idées, des causes fait partie du combat politique. Et Madness n'en est pas isolé. Il suffit de se pencher sur ses textes et les actions du groupe.

                                                                 (thanks Retroshop)
Adhérent de Greenpeace, actif dans la Campagne anti-nucléaire (CND), à laquelle le groupe va largement participer, Madness participera au mouvement Red Wedge, qui se définit par un combat collectif d'artistes de gauche contre Thatcher et qui militait auprès du parti travailliste anglais dans les années 80. Mis à part ça, Madness s’est engagé aussi contre les violences domestiques (« Give me A Reason » et « Beat the Bride ») contre les préjugés racistes (« Embarrassment »), contre  l’apartheid (« Waiting for the Ghost Train »), contre la famine en Afrique (le single de charité « Starvation »), contre le cancer (de multiples concerts pour récolter des fonds), contre la cruauté envers les animaux (« Animal Farm ») , contre la politique guerrière de Thatcher (« Blue Skinned Beast »), contre la prétention des politiques (Suggs dédicacera souvent « Taller than you are » à des personnalités d’Etat)…. Les portraits que le groupe dresse du système scolaire ou hospitalier de l’Angleterre sont révélateurs de l’engagement de Madness. Et j’en passe… Mais  ce  n’est pas qu’une vieille trace des années 80, aujourd’hui encore à travers ses textes, Madness défend une certaine conception du monde : il suffit de lire « We Are London » extrait du dernier LP, the Liberty of Norton Folgate (2009) : la richesse d’une ville ou d’une nation est dans le mélange ! Bien vrai !!!


  comme pour C&C : Carl et Chris : Deux autres membres de Madness. Très prisé par la gent féminine, Carl Smyth ou Cathal Smyth ou bien encore Chas Smash (ou Mr Smash) est dans les années 70 comme un compagnon de route des futurs maddies.
 
Carl Smyth
 
Présent à la basse dans les premiers pas du groupe, il en sort ensuite puis revient avec le statut de  danseur, d’entertainer du groupe. Il va marquer les esprits dans ce rôle. Il intègre vite et se met à la trompette, au chant et à l’écriture. Auteur de textes mémorables, poète, grand admirateur de LKJ, un autre poète, celui de la DubPoetry,  Carl est très enthousiaste sur son groupe, il veut que Madness soit reconnu et respecté comme un Grand Groupe. Une de ses dernières compos, magnifique, en témoigne largement : « We Are London », un poème sur la richesse multiculturelle de la capitale.
Christopher Foreman alias Chrissy Boy est le guitariste du groupe et en est un des membres fondateurs. Il est également le plus âgé (certains membres l’appeleraient Papa), mais aussi le plus au fait des dernières technologies et celui que les fans sentent comme le plus proche. Compositeur de haute volée, comme Barson, il a à son palmarès beaucoup de chansons de Madness. Un de ses points d’orgue est « Madness Is all in Our Mind »(1982). Nous reviendrons dans les lettres F et S sur ces deux membres du combo.
 
         
                               Christopher Foreman

C’est  le duo Carl / Chris qui est l’origine d’une chanson qui trouve toute sa place dans la lettre C. Ne pas l’évoquer ici tiendrait du sacrilège : "Think of seven letters begin and end in C »…….. Mais c'est aussi ce duo qui signa le seul grand tube aux USA des maddies : "Our House" (voir lettre O)



comme pour  Cardiac Arrest :
 
Sortie en 45 T en février 1982, cette chanson raconte l’histoire d’un homme de la City  surmené qui n’écoute pas le message de Madness de ralentir le rythme, de profiter de la vie et qui finit par avoir une attaque. Cette période de Madness est très prolifique et à cette époque le groupe a vraiment gagné en maturité et a trouvé son style, unique. Evoqué déjà dans la lettre B, le clip de « Cardiac Arrest » en est un des révélateurs ;  une règle : le détail est primordial  dans le côté visuel de Madness. Retournez voir cette vidéo !
Cardiac Arrest est le 11ème single de Madness. Il est extrait du troisième album du groupe, "Seven". C'est le seul 45 tours de la formation durant la période 1979 / 1986 qui eut très peu de passages radio en Grande Bretagne à cause du thème évoqué. 2 Dj's de la BBC ayant eu des parents mort d'une crise cardiaque, le morceau fut boudé des programmateurs... Rapport de cause à effet, c'est le premier single de Madness à ne pas entrer dans le Top 10 des ventes depuis "The Prince" en 1979. Cardiac Arrest restera 10 semaine classé avec une meilleure place de 14ème.
Pour la petite histoire, les fans regrettent que le groupe ne le joue plus sur scène depuis trop longtemps...

Cardiac Arrest est le 11ème single de Madness. Il est extrait du troisième album du groupe, "Seven". C'est le seul 45 tours de la formation durant la période 1979 / 1986 qui eut très peu de passages radio en Grande Bretagne à cause du thème évoqué. 2 Dj's de la BBC ayant eu des parents mort d'une crise cardiaque, le morceau fut boudé des programmateurs... Rapport de cause à effet, c'est le premier single de Madness à ne pas entrer dans le Top 10 des ventes depuis "The Prince" en 1979. Cardiac Arrest restera 10 semaine classé avec une meilleure place de 14ème.
Pour la petite histoire, les fans regrettent que le groupe ne le joue plus sur scène depuis trop longtemps...


comme pour  Close Escape :

 Le contenu, d'abord...
    Les chansons de Madness sont truffées de portraits de personnages locaux perturbés, en marge, problématiques voire très problématiques ou dangereux. C'est le cas dans le premier album avec "'In the Middle of the Night", sur un voleur de slips. C'est bien pire dans le deuxième album avec le titre  "Close Escape".  Ici, la chanson parle d'un pervers. Le narrateur est ce personnage, c'est le même voleur  que dans "'In the Middle of the Night". Il satisfait ses frissons sexuels en volant des sous-vêtements de dames pendus aux cordes à linge ; un jour, il comprend en voyant son visage apparaissant en Une d'un journal,  avec le titre " Le voleur pervers", qu'il l'a échappé de peu ("Close Escape") et prend la fuite de son mag de presse. Du coup, il doit faire profil bas ,  il change de "méthode"  en faisant des appels téléphoniques obscènes.     De cabines téléphoniques anonymes  (probablement la nuit) dans lesquelles il  place  des pièces de monnaie de 5 pence, il donne des coups de téléphone  à des  femmes dont il choisit le nom et le  numéro  dans l'annuaire, épluchant les lettres une par une .... Il se fait passer pour un vendeur de sous-vêtements pour évoquer des détails intimes, comme par exemple leurs mensurations. Sous le prétexte de vendre quelque chose. il essaie par téléphone d'avoir un RDV chez une d'entre elles ....La chanson évoque des noms de dames victimes, Miss Collins, Miss Dickens...
    Il souffre clairement d'un mélange de crainte et d'excitation en faisant ça, il sue, probablement même "se fait plaisir" lui-même alors il parle au téléphone.  Mais il se plaint d' appels qu'il estime "trop courts". La chanson semble suggérer qu'il rate son coup; il se plaint de "ne pas avoir de chance", les femmes lui raccrochant au nez, et à nouveau il échappe de peu ("close escapes") des dames le démasquant plus ou moins. Et il semble peu à peu délaisser, son argent s'épuise. il tombe même sur une dame, Mildred, qui semble avoir le même  "passe-temps" que lui, qui le surprend le temps d'une rencontre autour d'une tasse de thé, ayant aussi quelque chose d'inhabituel aussi, le fétichisme de sous-vêtements ou le fait d'avoir des frissons pendant des appels téléphoniques.    
    Peut-être Madness devrait écrire à nouveau  une chanson  sur ce personnage, sur son passé depuis 30 ans ; une chanson appelée THAT CLOSE ESCAPE. ;-)
    Au niveau musical, ce titre très rythmé illustre l'évolution de Madness vers des compos plus riches, en particulier au niveau des arrangements et des détails. Probablement une des meilleures chansons pop au moment où elle est sortie. A l'origine  tiré de l'album "Absolutely" (1980),  Madness fait figurer régulièrement ce titre sur scène :  Hammersmith Odeon 80, Rockpalast 81,  New York 1983, Madstock I 1992 ou bien encore en 2006....Allez faire un tour sur le blog de Mister B !
C'est un vrai défi pour un français de chanter en même temps que Suggs et Carl sur 'Close escape" tellement le débit est rapide.. Et la version instru existe, sur la réedition deluxe d' "Absolutely" en 2010 : allez, exercez-vous !!